Urs
Mon petit Nicolas,
Je me retrouve une fois de plus obligée de vous signaler mon agacement,
N'oubliez jamais le prix que nous a couté l'achat de la muselière médiatique française et les efforts de diversification qu'ils nous ont demandés, nous les spécialistes du béton ou des missiles ... .
Dois-je vous remémorer que vous avez la télé publique, que vous vous êtes totalement asservit pour consacrer du temps à la pédagogie gouvernementale et à la flagornerie courtisane.
Nous avons toujours été ravi de vous laisser l'espace nécessaire sur notre chaine favorite, mais en abusez à ce point, consacrant plus de trois heures à vos mascarades pour ne servir que votre ego, ne nous déride plus ou très peu.
Après toutes les largesses que nous vous avons attribués par le passé, le dépassement de temps que vous vous êtes octroyé ne nous ravie pas car comme l'avait si bien rappelé ce cher Monsieur Patrick Le Lay : « Ce que nous vendons ( ....), c'est du temps de cerveau humain disponible ».
Je vous accorde le crédit de votre ignorance mais les thèses d'un de nos anciens mentors qu'était Monsieur Edward Bernays nous démontrèrent: que l'on pouvait agir sur les masses et les pousser à des actes irrationnels en associant des produits à leurs désirs et à leurs émotions.
La lobotomie de masse reste un travail de longue allène, nonobstant les prompts dires de votre valet Fillon lorsque que celui-ci péronnait trop vite l'arrivée tant désiré de la populace sur notre terrain de pensée.
Réduire nos gens à l'état de consommateur de vos ébats médiatiques certes, mais pour définitivement assoir notre droit divin, le populisme ne doit pas s'adresser à l'intellect des gueux mais à leurs parts émotionnelles et leurs plus vils instincts.
Ayant réussie à éliminer le moindre soupçon de neurone actif dans nos médias, n'oubliez point que si nous voulons garder notre monopole, ce n'est pas à Montaigne et ses têtes bien faites que vous devez vous adresser mais aux 65 million de « con »sommateurs.
Apprenez à garder vos distances de tous ces veules encenseurs pour éviter de vous retrouver le mamamouchi de la farce, en ne vous pavanent que trop avec votre sourire narquois face à votre ancienne conquête.
Sachant bien que votre intellect ne se limite qu'à votre narcissisme, j'espère que vous nous serai reconnaissant de ce somptueux présent que nous vous avons accordé.
Me rappelant toujours votre vigueur et votre énergie, vos coups de boutoir
Lorsque vous désiriez être en politique, et me sollicitée dans mon boudoir.
Alors n'oubliez pas si vous voulez rester dans notre bon vouloir
De ne pas trop nous décevoir ! "